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Vous vendez ou louez votre bien immobilier ? Activ'Expertise vous guide ! Le tableau des diagnostics immobiliers vous indique ceux à réaliser avant une vente ou une location et leur durée de validité.

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À LA UNE
Loi Carrez, vendeur et acquéreur : comment éviter les litiges
11 août 2026

Loi Carrez, vendeur et acquéreur : comment éviter les litiges

Comprendre le mesurage loi Carrez lors d'une vente en copropriété La vente d’un bien en copropriété est encadrée par des règles strictes, notamment en ce qui concerne l’indication de la surface privative selon la loi Carrez. Cette mesure, qui doit apparaître dans l’acte de vente, est essentielle pour protéger aussi bien le vendeur que l’acheteur. Pourtant, il n’est pas exigé de passer par un professionnel, même si le recours à un expert est souvent conseillé pour sécuriser la transaction et prévenir les litiges. Définition et particularités de la surface Carrez La surface calculée selon la loi Carrez correspond à la superficie des espaces clos et couverts du logement, après déduction des éléments tels que murs, cloisons, escaliers, gaines techniques, ainsi que les embrasures des portes et fenêtres. Ce calcul, défini précisément par un décret de 1967, comporte toutefois certaines limites à connaître : Les zones dont la hauteur sous plafond ne dépasse pas 1,80 mètre ne sont pas prises en compte. Les lots ou parties de lots dont la surface est inférieure à 8 mètres carrés sont exclus du calcul. La technicité de ces règles rend le mesurage délicat et sujet à interprétation, ce qui peut entraîner des erreurs aux conséquences sérieuses pour les parties à la vente. Une mention obligatoire dans la promesse et l’acte de vente L’indication de la superficie Carrez n’est pas facultative. Selon la législation, tout compromis ou acte de vente d’un lot en copropriété doit comporter cette information. Lors de la signature de l’acte définitif, le notaire remet d’ailleurs un document officiel reprenant la surface privative, accompagné si besoin du texte de loi spécifique, pour garantir la transparence entre vendeur et acquéreur. Le risque encouru en cas d’erreur ou d’omission Omettre la mention de la surface Carrez ou commettre une erreur peut avoir de lourdes conséquences juridiques ou financières : En l’absence de mention de la superficie dans l’acte, l’acheteur peut demander l’annulation de la vente dans le mois qui suit la signature de l’acte authentique. Si la surface indiquée s’avère erronée, la suite dépend du sens de l’erreur : Si la surface réelle est supérieure à celle mentionnée, le vendeur ne peut pas réclamer de supplément. Si la surface réelle est inférieure de plus de 5 % à ce qui est annoncé, l’acheteur peut solliciter une réduction du prix, à condition d’agir dans l’année suivant la signature. Pourquoi s’appuyer sur un professionnel du mesurage loi Carrez ? Même si la loi n’impose pas le recours à un expert, la précision exigée par la réglementation fait qu’un simple oubli ou une mauvaise mesure peut se retourner contre le vendeur. Solliciter un spécialiste, formé aux méthodes de calcul et à la réglementation, c’est choisir la sécurité et la conformité pour chaque partie. Un rapport précis limite les risques de conflit et protège aussi bien le cédant que l’acquéreur contre d’éventuelles réclamations ou actions en justice ultérieures. Conclusion : sécurisez votre transaction grâce à la rigueur du mesurage En copropriété, l’exactitude du mesurage selon la loi Carrez reste un point crucial pour assurer la tranquillité des transactions immobilières. Prendre le soin de bien respecter la réglementation et de s’entourer d’un expert lorsqu’il s’agit de calculer la surface est le meilleur moyen d’écarter le risque de litiges, d’assurer une vente sereine et d’éviter les désagréments financiers après coup.

Amiante : un diagnostic obligatoire pour louer dès 2027 ?
11 juin 2026

Amiante : un diagnostic obligatoire pour louer dès 2027 ?

Vers une nouvelle obligation pour les locations immobilières Le diagnostic amiante lors d’une mise en location pourrait bientôt devenir une exigence légale. Longtemps discutée depuis la promulgation de la loi ALUR en 2014, cette mesure pourrait être pleinement appliquée à partir du 1er janvier 2027, à la suite d’un projet de décret en cours d’examen par les autorités compétentes. Cette avancée vise principalement à mieux protéger les locataires face aux risques sanitaires liés à l’amiante dans l’immobilier ancien. Quels logements seront soumis au diagnostic amiante ? La règlementation envisagée ciblerait spécifiquement les logements dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997, à l’image du dispositif déjà présent lors des transactions immobilières. Les critères de recherche des matériaux contenant de l’amiante seront, a priori, similaires à ceux utilisés lors de la vente d’un bien, ce qui devrait faciliter la mise en œuvre de cette nouvelle réglementation tant pour les propriétaires que pour les professionnels du secteur. Quelles conséquences pour les bailleurs et les professionnels ? Ajout du diagnostic amiante au dossier de diagnostic technique annexé au bail. Renforcement des obligations d’information à l’égard des futurs locataires. Nécessité d’anticiper ce contrôle dès la publication d’un bien à louer, surtout pour les logements anciens. Remise d’une note dédiée portant sur les risques encourus lors d’éventuels travaux ou aménagements dans un habitat contenant de l’amiante. Pourquoi une telle évolution réglementaire ? L’amiante représente encore aujourd’hui un véritable enjeu de santé publique. Ses fibres, invisibles, peuvent être libérées lors de la modification ou de la détérioration des matériaux, exposant ainsi les occupants à des risques importants. Rendre systématique le diagnostic lors d’une location favoriserait une meilleure prévention et garantirait une communication transparente à destination des locataires. Comment bien se préparer à cette future obligation ? Même si ce diagnostic ne s’impose pas encore aux bailleurs, il est recommandé aux propriétaires et aux professionnels de l’immobilier de se tenir informés des évolutions légales. Anticiper l’entrée en vigueur de cette mesure permettra d’assurer la conformité des dossiers de location et d’éviter tout éventuel retard lors des prochaines locations de biens potentiellement concernés par la présence d’amiante.

Ce qui change dans l’état des risques immobiliers dès 2026
25 mai 2026

Ce qui change dans l’état des risques immobiliers dès 2026

Un nouveau regard sur le risque argileux en France À partir du 1er juillet 2026, une version actualisée de la carte officielle évaluant le risque lié au retrait-gonflement des sols argileux sera mise en œuvre sur l’ensemble du territoire. Cette évolution concerne tous ceux qui vendent, achètent ou détiennent des biens immobiliers dans les secteurs potentiellement concernés. Qu’est-ce que le retrait-gonflement des sols argileux ? Certains terrains composés d’argile réagissent fortement aux variations d’humidité. Lorsque la météo est sèche, le sol a tendance à diminuer de volume. Au contraire, lors de périodes pluvieuses, il se dilate. Ce va-et-vient entraîne parfois des mouvements de terrain, pouvant causer des fissures sur les maisons ou endommager leur structure. Même si ce processus avance lentement, il est aggravé par la fréquence accrue des sécheresses. De nouvelles zones à risque identifiées pour 2026 L'actualisation de la cartographie permet de mieux intégrer les données liées au climat, notamment la recrudescence des sécheresses, ainsi que les connaissances renouvelées sur la nature des sols. Dès l’été 2026, ce nouvel outil deviendra la référence pour toutes les transactions immobilières et projets de construction. 55 % du territoire sera alors catégorisé en exposition moyenne à forte face à ce risque, contre 48 % auparavant. Comment vérifier la situation d’un terrain ou d’un logement ? Pour connaître le niveau d’exposition d’un bien immobilier, il suffit de consulter la carte officielle accessible sur le site Géorisques ( www.georisques.gouv.fr ). Cet outil propose une visualisation facile pour repérer les zones concernées. Quels dangers réels pour les bâtiments ? Résider dans une zone identifiée comme à risque ne signifie pas forcément que la maison présente des problèmes. Cela indique que : Le sol est susceptible de se modifier en fonction de la météo. Les constructions doivent parfois être conçues avec des solutions techniques spécifiques. L’évaluation de ce risque doit être intégrée dès le démarrage d’un projet immobilier. Des habitations édifiées selon les normes adaptées ne rencontrent pas systématiquement de désordres. Transaction immobilière : quelles obligations ? Le risque de retrait-gonflement des argiles figure dans le document État des Risques et Pollutions (ERP). Ce rapport est impératif pour toute transaction immobilière et doit être remis dès la toute première visite du bien. Il a pour vocation d’informer acheteurs comme locataires sur les risques naturels présents dans la commune ou le quartier. Points essentiels à surveiller pour les terrains à bâtir Lorsqu’on projette de construire, la prise en compte de ce phénomène devient incontournable. Selon le niveau de risque défini par la carte : Une étude spécifique du sol pourra être exigée. Les fondations du futur bâtiment devront éventuellement répondre à des normes particulières. Des prescriptions techniques précises seront à respecter pour limiter tout dégât potentiel. En résumé Le retrait-gonflement des sols argileux reste un phénomène naturel dont l’impact varie selon la localisation et l’intensité. La cartographie qui entrera en vigueur mi-2026 affine la détection des zones sensibles, pour une meilleure anticipation et sécurisation des opérations immobilières. Cela ne freine pas automatiquement une vente ou une acquisition, mais garantit à chacun un niveau d’information optimal et une protection renforcée lors de chaque projet.

Comment fonctionne la simulation thermique du DPE
24 avril 2026

Comment fonctionne la simulation thermique du DPE

Les postes clés analysés dans le DPE Pour évaluer la performance énergétique d'un logement, le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) utilise une approche détaillée, centrée sur cinq usages du quotidien. Lorsqu’un diagnostiqueur intervient, il ne se limite pas à un simple inventaire des équipements, mais effectue une analyse complète à l’aide d’un logiciel qui simule le comportement thermique du bien sur une année entière. Les cinq postes principaux étudiés sont : le chauffage, la production d’eau chaude sanitaire, le refroidissement, l’éclairage et les auxiliaires. Chauffage : Ce poste pèse généralement le plus lourd dans le bilan énergétique, représentant parfois entre 60 et 80 % des consommations dans des logements anciens mal isolés. Le diagnostic prend en compte à la fois le système utilisé (comme une chaudière, une pompe à chaleur ou un poêle), son rendement et la qualité de l’isolation (murs, toiture, vitrages). Les améliorations sur cette partie sont souvent décisives pour optimiser la note finale. Eau chaude sanitaire : La quantité d’énergie consacrée à la production d’eau chaude dépend, entre autres, du type d’équipement installé. Par exemple, un chauffe-eau classique électrique consommera plus d’énergie qu’un modèle thermodynamique. Ce poste se révèle parfois étonnamment gourmand, impactant fortement le résultat du DPE. Refroidissement : Lorsque le logement est pourvu d’un système de climatisation (comme une pompe à chaleur air/air), l’outil de simulation intègre cette donnée. Même en l’absence de climatiseur, certains paramètres comme l’exposition, la présence de protections solaires (volets) ou l’inertie thermique du bâtiment modifient l’évaluation du confort d’été. Éclairage : Les consommations liées à l’éclairage sont intégrées selon un forfait indépendant du type d’ampoules en place. Le choix d’ampoules basse consommation est donc peu visible à ce niveau, le calcul supposant que les équipements peuvent évoluer rapidement. Auxiliaires : Ce poste cumule toutes les petites consommations d’électricité liées au fonctionnement des systèmes techniques, comme la ventilation mécanique contrôlée (VMC), les pompes de chauffage ou les appareils de régulation. Ces consommations, souvent discrètes au quotidien, peuvent devenir significatives dans des logements autorisant peu de renouvellement d’air ou disposant d’installations énergivores. L’élaboration de la note et les deux étiquettes Après avoir calculé la consommation sur ces cinq aspects, le logiciel de DPE fournit deux résultats distincts. D’abord, il attribue une étiquette énergie, basée sur la quantité d’énergie primaire consommée par mètre carré chaque année. Ensuite, il délivre une étiquette climat, qui mesure les émissions de gaz à effet de serre, exprimées également au mètre carré et par an. La classification finale retenue correspond à la moins bonne des deux notes obtenues, afin d’intégrer aussi bien l’efficacité énergétique que l’impact environnemental. Cette approche à double seuil a des conséquences directes sur la valorisation immobilière : un appartement chauffé au gaz naturel peut présenter des consommations énergétiques acceptables mais produire davantage de CO₂, ce qui peut dégrader sa note climat. À l’inverse, un logement tout électrique, auparavant désavantagé par un coefficient de conversion élevé (2,3), bénéficie depuis janvier 2026 d’une réduction de ce dernier à 1,9, ce qui améliore la classe énergie sans modifier les caractéristiques physiques du logement. Les impacts pour les propriétaires et les locataires Grâce à l’actualisation du coefficient de conversion, les habitations chauffées à l’électricité peuvent profiter d'un recalcul de leur classement énergétique. Une attestation gratuite peut être obtenue en ligne via le portail de l’Ademe, ce qui permet parfois à un logement d’échapper à des restrictions locatives sans avoir à réaliser des travaux ou un nouveau DPE. La réglementation évolue par ailleurs rapidement : depuis le 1er janvier 2025, il n’est plus possible de louer un logement classé G lors d’une nouvelle location ou d’un renouvellement de bail. Pour les habitations en classe F, l’interdiction de louer entrera en vigueur à partir de 2028. De plus, la vente de maisons individuelles classées F, E ou G nécessite désormais la réalisation d’un audit énergétique, qui propose des scénarios de travaux pour améliorer les performances du bien. Conclusion La simulation thermique au cœur du DPE permet ainsi de dresser un portrait complet et objectif de la performance énergétique des logements. Elle aide propriétaires et futurs acquéreurs à identifier précisément les points faibles et à envisager les améliorations possibles, tout en leur offrant une vision claire des obligations réglementaires en matière de location et de vente.